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    "La clè." 2. A.Mesli©
    Encre de chine,accrylique sur papier 220gr. La première version est de format moindre et seulement en encre de chine. 

     


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    Ahmed MESLI, caricaturiste et peintre.

    DU REALISME SOCIAL


    Par Thiziri A. 

    Pouvons-nous douter un jour des dons de la jeunesse algérienne, une jeunesse consciente de ce qui l’entoure et du poids de la responsabilité de préserver la richesse de notre pays de la sauvegarder et de la transmettre ? Parmi cette jeunesse on vient de découvrir un talent travaillant dans l’anonymat et qui mérite d’être encouragé.

    Mesli Ahmed est un peintre qui a manifesté très tôt une aptitude dans le domaine artistique et un goût pour le dessin. Ses premiers essais étaient dans la caricature. Ensuite, il est passé aux paysages et portraits et à la nature morte. Cet amoureux de la vie et de la nature n’a exploité son talent qu’après quarante années de vie.

    Dans un style semi-figuratif -pourtant, il dit n’appartenir à aucune école-, il puise ses inspirations du vécu et du quotidien. Ses premières toiles sont exécutées dans une veine réaliste, mettant en scène son environnement, qui est la Kabylie, les objets qui l’entourent, les rues et les montagnes dont il admire les couleurs changeantes.

    Douce et puissante est sa peinture à base d’encre de chine pour la grande partie de ses toiles. Les réalisations de Mesli révèlent une multitude de sensations, des toiles qui nous incitent à les contempler. L’artiste traduit à travers ses tableaux nos traditions et nos coutumes et la beauté de sa ville natale.

    Une toile nous a beaucoup impressionnés, l’artiste ne lui donnant d’ailleurs pas de titre, laissant chacun l’interprété selon ses sensations. Cette toile reproduit une histoire d’amour impossible en Kabylie et la souffrance d’un jeune amoureux qui ne pourra jamais dévoiler ses sentiments vu les traditions et les coutumes de son village. Dans un style réaliste Mesli relate la souffrance et l’incompréhension des parents vis-à-vis de leurs enfants car, peut-être, lui aussi victime de l’incompréhension portraitiste d’une société traditionnelle.

    -Source: Quotidien algerien "Le jeune indépendant" n°963 du 08 juin 2001

     -Dessin : "là-haut sur la montagne".Mesli A.

     

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  •  -Le "pleuvoir"d'achat.mdj mars 2008. Dessin de A.Mesli 
     

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  •    MOULOUD MAMMERI


     

    -Mouloud Mammeri (algerie-Hebdo).A.Mesli© 

    Mouloud Mammeri est né le 28 décembre1917 à Taourirt Mimoune en Kabylie.Il fait ses études primaires dans son village natal. En 1928 il part chez son oncle à Rabat (au Maroc), où ce dernier est alors le précepteur de Mohammed V. Quatre ans après il revient à Alger et poursuit ses études au Lycée Bugeaud (actuel Lycée Emir Abdelkader, à Bab-El-Oued, Alger). Il part ensuite au Lycée Louis-le-Grand à Paris ayant l'intention de rentrer à ll'Ecole Normale Superieure. Mobilisé en 1939 et libéré en octobre1940 Mouloud Mammeri s’inscrit à la Faculté des Lettres d’Alger. Remobilisé en 1942 après le débarquement américain, il participe aux campagnes d'Italie,de France et d'Allemagne.

    À la fin de la guerre, il prépare à Paris un concours de professorat de Lettres et rentre en Algérie en septembre1947. Il enseigne à Medéa puis à Ben Aknoun et publie son premier roman, La Colline oubliée en 1952. Sous la pression des événements, il doit quitter Alger en 1957

    De1957 à 1962 Mouloud Mammeri reste au Maroc et rejoint l'Algérie au lendemain de son indépendance. De1965 à 1972 il enseigne le Berbère à l'université dans le cadre de la section d'ethnologie, la chaire de berbère ayant été supprimée en 1962 Il n'assure des cours dans cette langue qu'au gré des autorisations, animant bénévolement des cours jusqu’en 1973 tandis que certaines matières telles l’ethnologie et l'anthropologiejugées sciences coloniales doivent disparaître des enseignements universitaires. De 1969 à 1980, il dirige le Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnographiques d'Alger(CRAPE). Il a également un passage éphémère à la tête de la première union nationale des écrivains algériens qu’il abandonne pour discordance de vue sur le rôle de l’écrivain dans la société.

    Mouloud Mammeri recueille et publie en 1969 les textes du poète kabyle SiMohand Ouamhend. En 1980, c'est l'interdiction d'une de ses conférences à Tizi-Ouzou sur la poésie kabyle ancienne qui est à l'origine des événements du Printemps Berbère.

    En 1982, il fonde à Paris le Centre d’Études et de Recherches Amazighes(CERAM) et la revue Awal (La parole), animant également un séminaire sur la langue et la littérature amazighes sous forme de conférences complémentaires au sein de l'Ecole des Hautes Etudes en sciences Sociales (EHESS). Ce long itinéraire scientifique lui a permis de rassembler une somme d’éléments fondamentaux sur la langue et la littérature amazighes. En 1988 Mouloud Mammeri reçoit le titre de docteur honoris causa à la Sorbonne.

    Mouloud Mammeri meurt le soir du 26 fevrier 1989 des suites d'un accident de voiture, qui eut lieu près de Ain-Defla à son retour d'un colloque d'Oujda au Maroc.

    Le 27 fevrier sa dépouille est ramené à son domicile, rue Sfindja (ex Laperlier) à Alger.Mouloud Mammeri est inhumé, le lendemain, à Taourirt Mimoun. Ses funérailles furent spectaculaire : plus de 200 000 personnes assistèrent à son enterrement. Aucun officiel n'assista à la cérémonie alors qu'une foule compacte scandait des slogans contre le pouvoir en place.

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    Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouloud_Mammeri 

     

     


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     -"Azrar". A.Mesli©
        Encres+acrylique/papier 220 grs.



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