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Azrar
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Déraciné
Publié par mesli dans -- ILLUSTRATIONS :
Picasso et les maitres
Publié par mesli dans -- ILLUSTRATIONS :
Pour cette exposition (du siècle?) , par centaines voire des milliers, de jours comme de nuit, sous la pluie, qu'il neige ou qu'il vente et des fois sous une température de moins 10°C , des gens de tout âge attendaient leur tour pour entrer au galeries du grand palais. Immobiles et tremblotants de froid dans ces longues files de 2 à 4 heures d'attente, il arrive qu'ils s'impatientent. On les comprend. ça mérite bien une illustration.
-"L'artiste-et-son-portrait".Commentaire et dessin de A.Mesli -Décembre 2008.
Ait-Menguellet à l'Olympia
Publié par mesli dans -- ILLUSTRATIONS : AIT-MENGUELLET A L’OLYMPIA : Texte et dessin de Ahmed Mesli.
Trop sollicités, les agents de sécurité et ceux de l’accueil sont quelque peu dépassés. Faute d’avoir le précieux billet qu’ils pensaient acquérir facilement au guichet, beaucoup brandissent alors pancartes et écriteaux en recherche d'un billet même à …. 150 Euro ! . Un groupe de jeunes suggèrent que Lounis et les organisateurs auraient dû penser à une programmation sur 2 voire 3 jours. Je les comprends. Les musiciens rentrent sur scène, ils sont suivis du sage vêtu d'une chemise rouge. Comme de coutume, des deux mains il salut avec humilité le public qui se lève comme un seul homme pour accueillir le ciseleur du verbe du majestueux Djurdjura. Un sourire, quelques mots de bienvenue et une promesse de rattraper les quelques minutes de retard. Applaudissements et youyous interminables fusent alors des deux étages, puis....un silence religieux envahi la salle dès le premier son de la guitare qui annonce l'ouverture du récital par une partie de "thiragwa" (innaguen). Durant cette première partie du spectacle nous avons eu droit à plus d'une dizaine de chansons puisées, pour la plus grande part, de son répertoire d'avant 90 et plus particulièrement des albums thelt ayam et thiragwa. L’émotion était à son comble à l'écoute de cette voix magique qui rouvre, encore une fois, l'armoire où se trouve son journal de « thayri ». Après une courte pose, le gala reprend. En cette deuxième partie, notre barde et son orchestre semblent être stimulés. Le répertoire est, cette fois-ci, puisé des créations plus récentes de l'artiste. Ainsi se sont succédées « assegwas », « dda yidir », « ettes ettes », « wid yastufan » et « ardjuyi ». L’assistance en redemande. Le « fou d’Algérie », qui a su traduire nos peines, nos espoirs et mettre des mots sur nos ressentis les plus indescriptibles, enchaîne alors avec « ayavarwaq », « dhanouvak frah », « thajmilt », « al’mussiw » pour clore le gala avec le traditionnel « rruh, adhaqimey » S’il y a un reproche qu’on a l’habitude de faire à Lounis, c’est celui de composer des chansons qui ne sont pas toutes "accessibles" à une certaine catégorie de l'audimat. Surtout les jeunes. Je cite, pour exemple, la chanson « ayarrac nney, l'zzaier tsamurth-nney». Le refrain se veut comme un titre "accrocheur" et facile à comprendre (du moins dans sa forme). L'effort, donc, doit être fait aussi par nos jeunes pour pouvoir s'abreuver de cette source poétique limpide. Car on ne peut reprocher au poète de ne pas faire l'effort de devenir médiocre. Au risque de paraître "fan" (fanatique), je considère non seulement comme un grand privilège d'être du même pays et culture que Lounis, mais, encore, une chance d'être son contemporain. Comme beaucoup dans cette salle, j'ai chanté "Louisa", "Djamila" et toutes les autres au coin du feu, sous le clair de lune, sur la neige, sous la pluie, ... Comme eux, j'ai ressenti le froid et la douleur des acteurs n'el ghorva n'45. Merci Lounis.
Libre 2
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